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30/10/2014

LA PHOTO BONUS des Chroniques Japonaises!

Je viens de récupérer mes photos argentiques du Japon! Hihaaa! 

Voici donc LA photo bonus des Chroniques Japonaises relatées sur ce même blog il y a quelques mois déjà...

Il s'agit de deux Yokai, de deux Kappa pour être précis! Je les aime bien. Ce sont des êtres de forme anthropomorphique, avec une carapace de tortue sur le dos (sorte de Tortues Ninja japonaises ancestrales...). Ces petits coquins essayent souvent de noyer les humains qui se baignent dans leur rivière et ont la spécificité d'avoir le crâne creux et rempli d'eau!

Cette photo irait très bien dans le "Mini Bestiaire" de la 1ère partie des Chroniques Japonaises! Si vous n'y avez pas encore jeté un oeil elles sont toujours dispos ICI!


Je vous laisse avec un extrait de "Yôkai, dictionnaire des monstres japonais" de l'excellent mangaka Shigeru Mizuki:

"KAPPA
Il y a bien longtemps, un soir de pluie fine, une sentinelle marchait au bord de la douve Benkei lorsqu'il entendit quelqu'un le héler derrière lui.
Pensant qu'il s'agissait d'un enfant en train de se noyer, il tendit la main pour le sauver. Mais il était lourd comme un rocher et c'est la sentinelle qui faillit se faire entraîner dans l'eau. C'est là qu'il comprit qu'il avait à faire à un yôkai. Il s'enfuit à toute jambes. Il puait la pourriture au point qu'il aurait pu détruire l'odorat de tout le monde. On en déduisit qu'il avait failli être la victime de Kappa. On l'appelle également Kawatarô, le "gosse de la rivière" (cf. Kenmon, p. 209). Il peut entraîner des enfants, des vaches ou des chevaux. Une fois ses victimes à l'eau, il leur retire les entrailles par le trou du cul, à ce qu'on dit.
Dans certaines régions, il ravage les champs et vole des aubergines et des concombres, alors les habitants préfèrent lui vouer un culte et lui préparer des offrandes.
Pendant l'ère Kyôwa (1801-1804), un pêcheur attrapa Kappadans le lac de Mito. Il mesurait un peu plus d'un mètre et pesait quarante-cinq kilogrammes. En fait, quatre ou cinq Kappas'étaient laissés prendre dans les filets, mais tous les autres s'échappèrent sauf un, qui voulu monter dans le bateau. Quand le pêcheur le battit avec un bâton, il poussa un cri de bébé et lâcha un pet qui sentait tellement le poisson pourri que la puenteur resta dans le bateau pendant deux ou trois jours.
Dans le Tôhoku, de nos jours encore beaucoup de gens affirment avoir vu KappaShibaten (cf. vol. 2) à Shikoku ou Hyôsuki à Kyûshû en sont des variantes régionales. Et à mon avis, Suiko (le "tigre-ondin", cf. vol. 2) et Kahaku sont aussi des cousins. "


3 commentaires:

Anonyme a dit…

La star avec les statues stalino-japonaises !! (constructivisme mec !)

Tomate Joyeuse a dit…

L'histoire des monstres japonais est intéressante. merci du partage.

Jacqueline RIZET CARON a dit…

Répondre ne marche pas effectivement